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Publié le par le chaponoir




PARTI SOCIALISTE

BHL : "Le PS va mourir ? Non. Il est mort"

NOUVELOBS.COM | 19.07.2009 | 14:00

Pour le philosophe, Manuel Valls "a raison" : il faut "changer le nom" du PS, "en finir, le plus vite possible maintenant, avec ce grand corps malade", "dissoudre" cette "maison morte".

Bernard-Henri Lévy (AFP)

Bernard-Henri Lévy (AFP)

C'est au tour de Bernard-Henri Lévy de condamner le Parti socialiste. Et son jugement est sans appel : il faut "dissoudre" cette "maison morte" et "en finir, le plus vite possible maintenant, avec ce grand corps malade", juge le philosophe, dimanche 19 juillet, dans une interview au Journal du Dimanche.
"A quoi bon se voiler la face ? On est à la fin d'un cycle. Le PS est dans la situation du PCF de la fin des années 1970, quand la désintégration s'amorçait et qu'on tentait de la conjurer par des formules incantatoires sur - déjà - la 'refondation', la 'rénovation'", estime-t-il.
Martine Aubry est "sûrement quelqu'un de très bien", poursuit-il, mais "elle est dans le rôle de gardien de la maison morte et elle n'y peut rien".

Manuel Valls "a raison"


Sur le "rappel à l'ordre" de la patronne du PS à Manuel Valls cette semaine, il juge que "le socialisme termine en caporalisation".
Pour lui, Manuel Valls "a raison : il faut, de toute urgence, changer le nom" du PS. Le député de l'Essonne "fait partie, comme (Ségolène) Royal, comme (Dominique) Strauss-Kahn, comme d'autres, de ceux qui peuvent être à l'origine du big bang et reconstruire sur les ruines".
"Le PS va mourir ? Non. Il est mort. Personne, ou presque, n'ose le dire. Mais tout le monde, ou presque, le sait", martèle-t-il. "J'ai rarement vu des politiques mettre autant d'énergie à s'autodétruire. Si ça ne concernait qu'eux, ce ne serait pas trop grave. Mais il s'agit de l'alternative à Nicolas Sarkozy, de l'espérance des gens", rappelle l'auteur de "Ce grand cadavre à la renverse" en 2007.


Pour des primaires ouvertes


BHL estime que "sans des primaires à la française, sans une vaste consultation ouverte, populaire, jamais ne s'enclenchera le processus aboutissant à ce nouveau parti de gauche qui rompra avec la machine à perdre".
Il confie enfin avoir voté PS aux européennes du 7 juin "par habitude, sans y croire, et en ayant le sentiment qu'on essayait de réanimer un cadavre". "J'aurais pu voter pour Dany (Cohn-Bendit)", "mais il y avait cette alliance, que je trouvais contre-nature, avec l'antilibéral (José) Bové", explique-t-il.
(Nouvelobs.com)

Publié dans ECHOS DIVERS

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