CARLA ET SAN REMO ACTE II

Publié le par le chaponoir




CARLA AURAIT ELLE LES CHEVILLES QUI ENFLENT? NOUS FALLAIT IL UNE TELLE "FIRST LADY" ON COMMENCE DANS TOUS LES MILIEUX A EN DOUTER, TOUTES LES FEMMES N'ONT PAS UNE CLASSE  DE COURCEL COMME BERNADETTE CHIRAC  née Bernadette Chodron de Courcel (Bernadette n'a jamais posée nue, ne sait jamais permis de critiquer, ne serait ce que les guignols sur son sac, on a la classe ou on ne l'a pas, le naturel de Carla refait surface, jour après jour) 


CARLA ET SAN REMO

Carla devait pousser la chansonnette au festival de San Remo. Et puis la belle a fait volte-face. La faute, paraît-il, aux paroles taquines du compositeur Simone Cristicchi, invité en compétition après avoir déjà raflé le premier prix en 2007. Susceptible, Madame Bruni Sarkozy?

Simone Cristicchi

Reine du consensus, modèle d’élégance, de grâce et de conciliation, Carla Bruni Sarkozy est en train de pêcher par excès de zèle. Samedi, notre First Lady a «failli quitter» RTL, désappointée par une question «déplacée» d’Harry Roselmack sur l’affaire Clearstream. Lundi, l’ex-top modèle a été rétrogradé dans le palmarès Tatler. Nouveau camouflet pour notre mannequin républicain: les médias du monde entier se gaussent de sa susceptibilité.



Le motif de cette soudaine désaffection? Carlita vient d‘annuler sa participation le 5 février prochain à la 60ème édition du Festival de la chanson de San Remo, le plus important raout musical transalpin. Pire, c’est le Palais qui aurait puni notre princesse, la privant de sortie et d’un duo romantique avec l’auteur compositeur Gino Paoli…



Cette décision a été annoncée le 31 janvier par Massimo Giletti, présentateur italien de la chaîne Rai Uno. «Des amis de Carla Bruni m'ont dit que l'affaire était tombée à l'eau», a-t-il déclaré lors de son show Domenica In, avant d'ajouter: «L'Elysée a estimé que Carla Bruni se serait exposée à la risée du public en montant sur le podium de San Remo puisque Simone Cristicchi se moque du président de la République française dans sa chanson».


Massimo  Giletti
Ce désistement a entraîné le courroux de l’Italie et l'ironie de toute la presse internationale. La Stampa déplore ce forfait de dernière minute et stigmatise l’amour-propre du couple présidentiel. Dommage, regrette, cynique, la presse berlusconienne, en notant que «Carla Bruni aurait été parfaite entre le prince Emmanuel-Philibert de Savoie et la reine Rania de Jordanie...».
Tandis que le journal britannique The Independent, le quotidien portugais 24 Horas, le chilien La Terceira comme l'autrichien Vorarlberger Nachrichten évoquent tous une défection malvenue.
Elle a de la classe " La Rania" !


Alors, notre belle Méditerranéenne a-t-elle été vexée par les paroles jugées irrévérencieuses d’une comptine par un autre participant?





Voici la traduction du refrain incriminé: «Carla Bruni est le symbole de la beauté, elle est devenue une icône esthétique. Et alors: Elle dit quoi Carla Bruni? Comment s'habille Carla Bruni? Elle mange quoi Carla Bruni ? Il est sorti le nouveau disque de Carla Bruni? Elle pense quoi Carla Bruni? Comment marche Carla Bruni? Comment se maquille Carla Bruni? Nous sommes tous plus contents avec Carla Bruni. Heureusement qu'il y a Carla Bruni. Nous sommes faits comme ça Sarkonò, Sarkosi... si on parle de toi, il n'y a pas de problèmes… »



Cocasse, espiègle, mais pas de quoi heurté la sensibilité de Carlita, parfaite épouse du chef de l’Etat. Notre brune a d’ailleurs répondu aux critiques avancées dans le Corriere Della Sera, et prétexté des «engagements officiels et personnels». Les organisateurs de la manifestation ont également réagi et assuré qu'il «n'y avait aucune espèce de lien entre l'absence de Carla Bruni et le morceau fripon». Le directeur artistique a souligné «être convaincu que Carla Bruni
n’avait pas entendu la rengaine car elle l’aurait assurément trouvée savoureuse».



Entre Carla Bruni Sarkozy et L’Italie, C’est Je T’Aime, Moi Non Plus.


Il y a deux semaines, la musicienne du Château se mettait à La Botte, guitare en bandoulière et jouait la sérénade à son pays natal, «fière d’être Italienne». Pourtant la Signora avait affirmé un peu plus tôt, dans une interview au Journal du Dimanche, que «souvent, elle était très heureuse d’être devenue française», Berlusconi incaricato premier 2008 - 2.jpg
Berlusconi "le corones italien" (comme lorsque le Cavaliere commente le bronzage de Barack Obama).



Il faut dire que notre poétesse folk, ancienne égérie Lancia devenue ambassadrice du Fonds Mondial de Lutte contre le Sida, est malmenée par sa contrée d’origine. Lors du G8, en juillet, Carla Sarkozy s’était attiré les foudres de la presse conservatrice. Il Giornale, le canard du frangin de Silvio Berlusconi frappait fort et allait loin dans la métaphore. L'auteur accusait notre star de l’humanitaire d'incarner «à la perfection le pire du microcosme idéologico mondain», mélange selon lui de «tiers-mondisme et de musique rock, de lutte contre la pauvreté compensée par le personal trainer, de guerre contre la faim quand on s'offre de la nourriture végétarienne».
Mise au ban pour son comportement méprisant, accusée d’avoir «déserté», notre First Lady de charme était rebaptisée «Lady snob», manipulatrice sans vergogne, comparée à «Super Michelle (Obama) couronnée reine de Rome».



«Avec (son) comportement, même la bonté pue. Elle ne pue pas (en raison) du gauchisme, elle pue (en raison) de la simple volonté d'être sur le devant de la scène», pouvait-on lire dans les colonnes venimeuses de Paulo Berlusconi. «L'Aquila n'est pas l'Afrique, et nous devons dire à Carla Bruni qu'elle n'est pas le docteur Schweitzer. Ni Mère Teresa», concluait le journaliste à la plume acérée.



Si Carla Bruni Sarkozy a toujours déploré l’humour douteux de son Eminence, notre jolie Piémontaise ne méritait en aucun cas ces attaques anti-protocolaires. Face aux piques assassines, elle persiste et
signe. Se fait discrète, modeste. Son nouveau credo: «à défaut de séduire, ne pas déplaire…»


Justine Boivin

Mercredi 3 février 2010

 

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