FREDERIC MITTERRAND est les PETITS GARCONS !

Publié le par le chaponoir






Le Ministre de la Culture a répondu aux accusations portées à son encontre par Marine Le Pen, lundi, sur le plateau de Mots Croisés : UNE NON REPONSE

 

QUAND ON DEFEND UNVIOLEUR (POLANSKI)

BLANCHIEMENT A 500000  DOLLARS

(Combien d’autre)

QUAND ON FRESUANTE LE TOURISME SEXUEL

QU’A-T-ON TRAFICOTE (dans les culottes) D’AUTRES, LES PISSOTIERES PARISIENNES (les 3 places célèbrent parmi toutes !)

QUEL BEL EXEMPLE DE CULURE : LES GRAFITIS

PAUVRE France

LA CULTURE de LA BRAGUETTE après « QUEL BEL HOMME »

PIERRE BERGE peut-être

Il est vrai la France a eu un grand couple d’homo

Colette et Sido, Jean Marais et Jean Cocteau, Rimbaud et Veraline etc.. Mais quand même un peu de pudeur SVP

 

AFFAIRE MITTERRAND

Appels à la démission à gauche, la droite ne se mouille pas

 

NOUVELOBS.COM | 08.10.2009 | 16:57

161 réactions

Après que Benoît Hamon en a appelé au chef de l'Etat, Arnaud Montebourg demande "la révocation" du ministre de la Culture. A droite, Brice Hortefeux et Xavier Darcos affichent leur soutien du bout des lèvres, et demandent des explications.

 

Les politiques se sont emparés de l'affaire Mitterrand, et se montrent partagés. A gauche, après que Benoît Hamon s'est dit "choqué" par les propos de Frédéric Mitterrand tenus dans son livre, Arnaud Montebourg appelle à la "révocation du ministre", tandis que Manuel Valls demande des explications. Au gouvernement, on soutient le ministre de la Culture, mais du bout des lèvres. Retour sur les différentes réactions.


Explications et démission à gauche


Au PS, le porte-parole du parti Benoît Hamon a été le premier à se saisir mercredi de la polémique lancée par Marine le Pen, accusant Frédéric Mitterrand de pédophilie, se disant "choqué". Jeudi, le député PS Arnaud Montebourg a demandé la "révocation" du ministre. Après "une relecture minutieuse" des pages incriminées du livre "de confessions autobiographiques" de Frédéric Mitterrand, "La mauvaise vie", où il relate ses expériences de tourisme sexuel, "il paraît impossible que le Premier ministre et le président de la République puissent, ayant désormais connaissance de l'apologie comme de l'aveu par l'intéressé de pratiques sexuelles condamnables (...) maintenir en fonction un ministre ayant agi délibérément en violation des lois nationales et internationales", affirme-t-il.
Selon lui, ces pratiques constituent "des infractions pénales, car relevant selon les termes de l'auteur de 'commerce' sexuel impliquant des 'gosses qui n'en retirent que des miettes'".
Pour le député de Saône-et-Loire, "il est impossible qu'un ministre représentant de la France puisse encourager la violation de ses propres engagements internationaux à lutter contre le tourisme sexuel". "La révocation s'impose donc", ajoute-t-il.


"Apologie de l'exploitation sexuelle", pour Valls


De son côté, Manuel Valls demande des explications. Il estime sur France-Info qu'on peut "toujours faire la part entre l'homme, l'intellectuel, la réalité et le fantasme mais quand on lit ces propos, ils sont incontestablement choquants" et "insupportables".
Pour lui, "il appartient maintenant à Frédéric Mitterrand" de "s'expliquer et en fonction de cette explication, il appartiendra au président de la République et au Premier ministre de décider quel doit être le sort et l'avenir" du ministre.
"Cela n'a rien à voir avec sa vie privée ou avec sa vie sexuelle, là il s'agit d'une apologie de l'exploitation sexuelle, du tourisme sexuel", a-t-il affirmé. "Il s'agit des écrits non pas d'un intellectuel, non pas d'un présentateur de télévision simplement, mais d'un ministre, celui-ci doit s'expliquer", a-t-il martelé.
"Imaginez un instant si ces écrits avaient été ceux d'un ministre de gauche dans un gouvernement de gauche. Imaginez la polémique et les (Henri) Guaino, les (Xavier) Bertrand, ce qu'ils auraient dit à cet instant-là!", a-t-il lancé.


Décision du chef de l'Etat, pour Huchon


Même état d'esprit pour le président PS du conseil régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon. Il juge qu'il devient "difficile de maintenir au gouvernement une personne qui a été carrément coupable de faits que le gouvernement poursuit", faisant référence à la lutte contre le tourisme sexuel exploitant des mineurs dans laquelle la France est engagée.
"Il faut que le chef de l'Etat ou le Premier ministre prenne une décision là-dessus", a-t-il poursuivi.
"Est-ce bien raisonnable d'avoir un ministre qui se vante d'avoir fait du tourisme sexuel ? Je pense c'est une question plus que politique, c'est une question éthique", a-t-il dit encore.
Interrogé sur Canal +, mercredi, le porte-parole du PS, Benoît Hamon avait affirmé qu'il revenait à Nicolas Sarkozy et François Fillon de juger de la nécessité d'une démission de Frédéric Mitterrand pour ses écrits. Insistant sur la question du tourisme sexuel reproché au ministre de la Culture, Benoît Hamon a qualifié "d'injustifiable" et "d'inacceptable" l'exploitation sexuelle par "ceux qui ont de l'argent, qui savent que c'est illégal chez eux et profitent de l'existence de ces réseaux pour aller assouvir des fantasmes". Selon le socialiste "la question maintenant est de savoir si Monsieur Frédéric Mitterrand doit démissionner ou pas".
"Moi, je trouve que c'est grave", a ajouté le socialiste. "Si le président de la République ou le Premier ministre, eux, trouvent que ce n'est pas si grave que ça, il restera, mais c'est à eux de dire maintenant si Frédéric Mitterrand doit rester ou pas".


Delanoë à contre-courant


Bertrand Delanoë lui, a pris le contre-pied de son parti, se portant au secours du ministre et dénonçant "une offensive populiste". "Le commerce sexuel est une monstruosité (...) tableau insupportable qui offense l'idée même d'humanité. Exploitant cette terrible évidence, l'extrême droite s'emploie aujourd'hui à salir l'honneur d'un homme", écrit-il sur son site internet. Selon lui, "en 2005, Frédéric Mitterrand a publié un livre courageux, 'La mauvaise vie', loué à l'époque pour sa qualité littéraire, faite de pudeur et de sincérité. Le récit d'une détresse, celle d'un homme qui évoque ses déchirures intimes, son mal être, la difficulté qu'il éprouve à assumer son identité. A vivre, tout simplement".
"Il trouve des mots poignants pour dire 'la culpabilité de toujours, la honte'. Loin de faire l'apologie du tourisme sexuel, il décrit au contraire l'impasse que représente toute relation tarifée, jetant un regard implacable sur son propre cheminement. C'est son histoire, et elle est bouleversante".


Grosse prudence des Verts


Chez les Verts, on se veut prudent. La secrétaire nationale Cécile Duflot appelle à ne pas "pas faire d'amalgame entre pédophilie et homosexualité" : "Il faut lui poser poliment et simplement la question. Effectivement je pense qu'il est éminemment condamnable que des Européens aillent dans les pays du Sud profiter de la détresse et de la prostitution forcée des enfants mais il n'a pas écrit un livre en expliquant ça", déclare-t-elle sur Europe 1.
"Si c'est ce cas-là disons-le et je pense que lui il en tirera les conséquences tout seul, si ce n'est pas le cas, il ne faut pas faire d'amalgame, c'est un danger permanent et ça a stigmatisé les homosexuels pendant des années", a-t-elle ajouté.
Elle s'est par ailleurs étonnée "d'une polémique aussi somptueuse quatre ans après". Selon elle, "s'il y avait des choses absolument inimaginables et qui montraient qu'il y avait des faits condamnables il fallait le dire à l'époque".
Maintenant si c'est "ambigu", "il suffit de lui poser poliment et simplement la question", a-t-elle dit. "Il suffit de clarifier les choses tranquillement avec lui" et "il le fera, je pense".


Wauquiez renvoie la balle


A droite, on continue de soutenir le ministre, mais du bout des lèvres, et en se cachant derrière la petite phrase.
Cette polémique est une"politique de fond de cuve", a déclarée le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez. "Ce n'est pas le ministre qui est attaqué, c'est l'homme", a –t-il dit, dénonçant une "instrumentalisation nauséabonde" de Benoît Hamon. Il a comparé cette polémique à l'accrochage durant la campagne des européennes entre François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit auquel le président du MoDem avait reproché des écrits sur la sexualité des enfants dans les années 70.
"Je pense qu'il ferait mieux de faire attention, parce que François Bayrou a joué à ça, à cette espèce d'instrumentalisation nauséabonde, et on a vu ce que ça a donné", a souligné le secrétaire d'Etat. "Je pense que les Français n'aiment pas ça", a-t-il insisté. Il a toutefois appelé Frédéric Mitterrand à "s'expliquer" sur son livre.


Miséricorde !, pour Longuet


Pitié pour lui, implore, de son côté, le patron des sénateurs UMP Gérard Longuet. "A tout pécheur miséricorde!", a-t-il lancé dans les couloirs du Sénat. "Ce livre est courageux. Ce n'est pas le livre d'un homme politique. Aujourd'hui, je crois qu'il a tourné la page. Il a choisi de servir ses convictions d'homme de culture et d'action pour la culture. Donnons-lui sa chance...".
"André Gide a écrit à peu près la même chose. Ca appartient à la littérature. Certes, il n'était pas ministre mais il est même lu en classe (...) Il faut que Frédéric Mitterrand endosse complètement le costume d'homme de gouvernement. Il en a la capacité. A tout pécheur miséricorde!", a ajouté le sénateur de la Meuse.
"Il se trouve que (Frédéric Mitterrand) est un ami depuis trente ans, donc j'aurai du mal à en dire du mal", a-t-il souligné.


Amara "n'aime pas les lynchages à deux balles"


La secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara, elle s'indigne. "On lui fait payer tout simplement son entrée au gouvernement, n'y cherchez rien d'autre", réagit-elle. "Le fond du problème n'a rien à voir en vérité avec le livre qu'a écrit Frédéric Mitterrand (...) Le problème, c'est tout simplement que vous avez son nom qui est entré au gouvernement, donc c'est un problème de couleuvre difficile à avaler pour certains dirigeants de la gauche, c'est tout. Je pense tout simplement qu'il paye son nom", a-t-elle estimé.
"Ce que je trouve effarant par ailleurs, c'est que paradoxalement Benoît Hamon embraye sur l'extrême droite, ça c'est intéressant". Elle dit ne pas aimer "rentrer dans les polémiques, je n'aime pas les lynchages à deux balles".


Guaino nie en bloc


"Indigne", estime Henri Guaino. "Tout cela est plein d'excès, tout cela est assez indigne au fond", a-t-il lancé. Interrogé sur une éventuelle démission, il a répondu : "je ne vois pas où est le problème, je ne vois pas pourquoi, quand on soulève une polémique aussi pathétique que celle-ci avec autant de retard, on devrait en tirer des conséquences aussi radicales". "Il n'y a pas de faits, il a écrit un livre", a-t-il insisté.
Selon le conseiller de l'Elysée, "le débat politique français prend parfois une allure pathétique. Ce livre est sorti en 2005, je n'ai pas le souvenir qu'à l'époque il y ait eu autant d'indignation à droite ni à gauche".
"Il n'a pas écrit pendant qu'il était ministre. D'autre part ce livre est un livre humainement assez poignant", a-t-il affirmé trouvant "assez curieux qu'une bonne partie de la gauche aille chercher ses références pour animer le débat politique français au Front national".


Hortefeux mitigé


Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a récusé "les jugements à l'emporte-pièce" à l'encontre de Frédéric Mitterrand. "Je ne connaissais pas Frédéric Mitterrand avant son entrée au gouvernement. J'observe simplement aujourd'hui que comme ministre de la Culture, il est unanimement salué", a-t-il déclaré sur RTL.
Interrogé sur la polémique autour du tourisme sexuel, Brice Hortefeux a répondu: "la question encore une fois, c'est que je ne sais pas si Frédéric Mitterrand l'a pratiqué".
"C'est un sujet qui est parti, comme cela arrive sur certains sujets, ils partent très rapidement, mais comme c'est très rapide, précisément, il faut se méfier des jugements à l'emporte-pièce et des culpabilités pré-annoncées", a-t-il ajouté.
Le ministre de l'Intérieur a aussi précisé qu'il ne connaissait "pas l'existence" du livre incriminé, notant qu'il avait été publié "voici plusieurs années". "Je persiste à dire que Frédéric Mitterrand est une personnalité que j'ai découverte, qui est une personnalité attachante, et qui est à l'évidence considérée comme un très bon responsable ministériel", a-t-il conclu.


Darcos veut des explications


Xavier Darcos, ministre du Travail, a lui aussi renvoyé la balle au ministre de la Culture sur France Inter, estimant que Frédéric Mitterrand devait "répondre autrement que simplement par l'indignation" à la polémique.
"Il n'y a pas de juge qui lui court après, personne ne fait de reproche à Frédéric Mitterrand sur le plan légal, on lui fait un reproche sur des comportements personnels, des comportements moraux, c'est à lui de répondre à cela. Je pense qu'il faut qu'il réponde autrement que simplement par l'indignation", a-t-il déclaré.
Il a souligné que "c'est depuis que Frédéric Mitterrand a rejoint le gouvernement que le Front National et ensuite le PS se souviennent de ce qu'il a écrit naguère".
"Je ne suis pas un spécialiste de la chasse à l'homme", a poursuivi Xavier Darcos, dénonçant de la part de la vice-présidente du Front national Marine Le Pen, qui a lancé la polémique, "une volonté de dénigrer, d'exagérer la situation, de porter atteinte à quelqu'un".
De son côté, Frédéric Mitterrand qui avait laconiquement dit mercredi considérer "comme un honneur d'être traîné dans la boue par le FN" et reproché au PS d'avoir relayé la polémique, sera sur le plateau de TF1 à 20 heures.

Polémique

Boutin et Hamon choqués par Mitterrand

Par Thierry Dupont, publié le 07/10/2009 15:47 - mis à jour le 07/10/2009 23:09

 

Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, qui a défendu Roman Polanski, est la cible de critiques pour son livre, La Mauvaise Vie, où il évoquait son goût pour les jeunes prostitués. Après Marine Le Pen, Benoît Hamon et Christine Boutin expriment leur stupéfaction. La majorité réaffirme son soutien au ministre.

"C'est bien dommage de pouvoir imaginer que des élus de gauche aillent rejoindre le Front national. Je dois dire que les bras m'en tombent." Interrogé par des journalistes à l'Assemblée nationale, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand n'a pu cacher sa stupéfaction d'être attaqué par le porte-parole du PS, Benoît Hamon sur le même passage de son livre, La Mauvaise vie, qu'avait dénoncé la vice-présidente du FN, Marine Le Pen, lundi lors de l'émission Mots Croisés sur France 2.

A lire Marine Le Pen-Benoît Hamon: même combat sur le blog de Renaud Revel.

"Si le Front national me traîne dans la boue, c'est un honneur. Si un député de gauche me traîne dans la boue, c'est une honte pour lui", a ajouté Frédéric Mitterrand.

"Je trouve choquant qu'un homme puisse justifier, à l'abri d'un récit littéraire, le tourisme sexuel", a déclaré M. Hamon, interrogé par l'AFP, à propos de cet ouvrage, "La mauvaise vie", dans lequel M. Mitterrand confesse son penchant pour les "jeunes garçons" durant ses voyages.

Boutin: "C'est bien écrit mais insoutenable"

"Au moment où la France s'est engagée avec la Thaïlande pour lutter contre ce fléau qu'est le tourisme sexuel, voilà un ministre du gouvernement qui explique qu'il est lui-même consommateur", s'indigne M. Hamon, qui refuse qu'on puisse "tout relativiser, même ce qui est incontestablement choquant".

De son côté, la présidente du Parti chrétien-démocrate, Christine Boutin explique à LEXPRESS.fr avoir lu les passages incriminés du livre de Frédéric Mitterrand. "Je me suis forcée à lire ces pages jusqu'à la fin. Lorsqu'on lit des choses abominables, on s'abîme son intelligence et son âme. Je suis stupéfaite de voir que Frédéric Mitterrand en 2005 revendiquait du désir pour de petits garçons. C'est très bien écrit mais c'est insoutenable", explique l'ancienne ministre du logement.

Tout comme Christine Boutin, le porte-parole du PS estime que cette affaire "donne des arguments" au Front national, qui a lncé une pétition pour exiger la démission du ministre. "Cela fait le lit du Front national. On lui donne des arguments qu'il exploite à sa manière habituelle, avec surenchère".

Bertrand en renfort, Vanneste change d'avis

La présidente du Parti Chrétien-démocrate se garde bien de demander le départ de Frédéric Mitterrand. "Il revient au président de la République d'en décider mais c'est sans doute une attente d'un certain nombre de Français", explique-t-elle.

Du côté de la majorité, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a condamné les critiques de Benoît Hamon. "Se servir de la vie privée des gens pour en faire des attaques politiques ou politiciennes, cela me rappelle les pires heures de l'histoire (...) Cela n'a pas de nom. C'est une véritable honte. Le FN ne fait pas cela pas hasard. Je suis choqué que des mouvements comme le PS soit dans ce registre-là aussi", a-t-il insisté.

Interrogés par LEXPRESS.fr, plusieurs députés UMP ont refusé de lier la polémique à propos du livre de Frédéric Mitterrand et les critiques qu'ils avaient formulés la semaine passée après son soutien à Roman Polanski. "Je suis hostile à ce rapprochement entre ce qu'il a pu dire en tant que ministre et ce qu'il peut faire ou écrire en tant que Frédéric Mitterrand, explique le député du Nord Christian Vanneste. Ce que M. Mitterrand fait en tant que Frédéric Mitterrand ne me regarde pas. Mais je trouve choquant et même inacceptable qu'un ministre commente des décisions de justice de deux états de droit dans un domaine où la France n'a cessé de renforcer la loi."

Mise à jour:

Sur son blog (et via un commentaire laissé sur le présent article), le député Christian Vanneste fait son "Mea Culpa" après l'entretien accordé à LEXPRESS.fr:

"(...) J'ai malheureusement lu depuis le livre de Frédéric Mitterrand et je suis attérré. Certes, les penchants évoqués peuvent faire penser à André Gide, mais celui-ci n'a jamais été Ministre. Ce qui me gène davantage dans cet ouvrage, c'est une certaine tendance impénitente au narcissisme (le ?fantasme de l'avoir complètement pour moi?) et une conception mercantile et utilitaire des ?éphèbes? qui est proprement révoltante (?la profusion de garçons très attrayants et immédiatement disponibles... et je peux enfin choisir...?). Il faut bien reconnaitre qu'une telle conception des rapports avec autrui est assez peu compatible avec la fonction d'un Ministre qui doit consister à servir les autres, et à les considérer avant tout comme des personnes. Frédéric Mitterrand devrait y réfléchir.

Sa collègue de l'Yonne, Marie-Louise Fort s'est faite plus incisive. "Je n'ai pas lu le livre de Frédéric Mitterrand, je ne prononcerai donc pas sur le fait de savoir s'il s'agit d'une autobiographie ou d'un fantasme. De plus, les civilisations qui condamnent les livres sont souvent parmi les pires. Cela dit, je ne retire rien à ce que j'ai écrit la semaine dernière. Une société digne de ce nom n'est cohérente que si elle est capable de défendre les enfants et les victimes, développe l'élue, auteur d'une proposition de loi contre l'inceste. Naturellement, selon les positions que l'on occupe en tant que responsable politique, on a encore plus que d'autres l'obligation de défendre ces principes."

D'autres, comme Marc Laffineur (Maine-et-Loire) ou Claude Goasguen (Paris) réaffirment leur estime pour Frédéric Mitterrand, tout en maintenant qu'il avait commis une "boulette" en critiquant l'arrestation de Roman Polanski en Suisse. Commentaire de Claude Goasguen: "Comme disait François Mitterrand, la politique est un métier et Frédéric Mitterrand est un débutant en la matière. Pas question pour autant de réclamer sa démission."

Polémique

Affaire Mitterrand, le vrai, le faux

Par Eric Mandonnet, publié le 08/10/2009 10:57 - mis à jour le 08/10/2009 12:03

 

Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand répond à la presse, le 27 septembre 2009, après l'arrestation en Suisse du cinéaste Roman Polanski. Le ministre se retrouve lui-même au centre d'une polémique autour de son livre de 2005, La mauvaise vie, où il confesse son goût pour des prostitués.

Retour sur quelques points de la polémique autour du livre La Mauvaise Vie du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand.

Dans la confusion générale qui ne cesse de croître autour du ministre de la Culture, la lecture effective de La mauvaise vie (et non des seuls extraits) permet de distinguer le vrai du faux.

NON, on ne peut accuser Frédéric Mitterrand de « pédophilie » à partir de ses écrits, dans la mesure où il n'évoque jamais l'âge des « garçons » ou des « gosses » croisés dans les bordels de Thaïlande ou d'Indonésie. Mais connaît-il seulement leur âge ?

OUI, il s'agit de "tourisme sexuel", aucun doute ne peut être émis à ce sujet. En revanche, affirmer qu'il en fait l'apologie est excessif: s'il confesse le plaisir qu'il en retire, il ne se montre pas prosélyte.

Face à cette évidence d'un tourisme sexuel pratiqué -et revendiqué, à l'époque en tous cas- par celui qui est aujourd'hui membre du gouvernement, le malaise de la droite est évident. A l'image de la réaction de deux de ses leaders.

"Se servir de la vie privée des gens pour en faire des attaques politiques ou politiciennes, cela me rappelle les pires heures de l'histoire", a déclaré le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand.

Le tourisme sexuel est-il du ressort de la vie privée? L'argument ne tient pas un instant. Quant au ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, il a coulé, ce jeudi matin, incapable d'apporter la moindre réponse, sur ce sujet, aux questions qui lui étaient posées sur RTL.

Alors que plusieurs de ses collègues lui suggèrent de s'expliquer lui-même sur cette histoire, Frédéric Mitterrand sera ce jeudi soir l'invité du 20 heures de TF1.

Publié dans ACTUALITE

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pribislav 08/10/2009 23:33


avez-vous lu le livre ? sans doute aussi peu que les hommes et femmes politiques qui racontent n'importe quoi. le titre de cet article est infâme et je vous invite à vous référer à mon article sur
over-blog

http://pribislav.over-blog.fr/article-la-rose-noire-37173836.html