SAINTS et SAINTES à honorer le 5 octobre

Publié le par le chaponoir




Saints, Saintes et Fêtes du Jour

Saint Bruno
Fondateur des Chartreux (+ 1101)

Il avait tout pour faire une belle carrière d'universitaire ecclésiastique, ce fils d'un riche marchand des bords du Rhin. Originaire de Cologne, il avait étudié dans sa ville natale et puis l'avait quittée, âgé d'une quinzaine d'années pour aller se perfectionner à Reims. A 24 ans, le voilà devenu écolâtre, chargé d'étudiants. Sa réputation est si flatteuse qu'il devient chancelier de l'archevêque de Reims, Manassès de Gournay. Mais l'archevêque est indigne. Il a payé ses électeurs et Bruno le dénonce. On lui offre de lui succéder, Bruno refuse. Et c'est alors la rupture. Cette brillante carrière ne le comble pas, il ressent un vide dans son coeur, une soif le consume. Il n'est pas fait pour les "combines", il veut être à Dieu seul. A 52 ans, en 1084, il vend tout ce qu'il possède et, avec quelques amis qui partagent ses aspirations, il tente un premier essai de vie érémitique au prieuré de Sèchefontaine près de Reims. La forme de vie dont il rêve ne s'y trouve pas. Il lui faut la créer.
Saint Hugues, évêque de Grenoble, met à la disposition de Bruno et de ses compagnons une "solitude" dans le massif alpin de la Grande Chartreuse. Bruno y élabore ce qui deviendra la Règle des Chartreux, faite de solitude en cellule, de liturgies communes et de travail manuel. Le pape Urbain II l'ayant appelé comme conseiller, il quitte à regret la Chartreuse pour Rome. Ne pouvant s'habituer à la vie "du siècle", il obtient de se retirer en Calabre où il fonde une nouvelle communauté cartusienne à La Torre. C'est là qu'il mourra dans une solitude bienheureuse : " L'air y est doux, les prés verdoyants, nous avons des fleurs et des fruits, nous sommes loin des hommes, écrivait-il à un vieil ami de Reims. Comment dépeindre cette fête perpétuelle où déjà l'on savoure les fruits du ciel ?".


Saint Thomas
Apôtre (1er s.)
Thomas appelé Didyme (le Jumeau) fait partie du petit groupe de ces disciples que Jésus a choisis, dès les premiers jours de sa vie publique, pour en faire ses apôtres. Il est "l'un des Douze" comme le précise
saint Jean (Jean 20. 24
). Le même Jean nous rapporte plusieurs interventions de Thomas, qui nous révèlent son caractère. Lorsque Jésus s'apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples le lui rappellent: "Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider." Thomas dit alors aux autres disciples: "Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui." Dans cette parole est préfiguré le martyre futur de celui qui, dès le début, a donné sa vie à Jésus. Lors du dernier repas, lorsque Jésus annonce son départ, c'est Thomas, la gorge nouée sans doute, qui pose la question :"Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin?" - "Je suis le chemin, la vérité et la vie", répond Jésus. Mais, c'est grâce à ses questions et à ses doutes que Thomas, doit sa célébrité. Le voici qui revient d'on ne sait où: "Nous avons vu le Seigneur!" - "Si je ne vois pas dans les mains la marque des clous, si je ne mets pas ma main dans son côté, non, je ne croirai pas." Pour la postérité, il a reçu le qualificatif d'Incrédule. C'est grâce à cette incrédulité, à cet esprit scientifique pourrait-on dire, qui ne croit que ce qu'il a vérifié, que nous devons la certitude qui nous habite. On oublie souvent que Thomas est surtout le premier qui, devant le mystère des plaies du Christ ressuscité, a donné à Jésus son véritable titre: "Mon Seigneur et mon Dieu."
"O miracle inouï, la paille touche le feu et fut sauvée. Thomas mit sa main dans le Côté brûlant de Jésus-Christ et ne fut pas consumé par ce toucher. Il transforma la méchanceté de son âme en foi bénie. Avec ferveur, il s’écria du fond de son âme : Tu es mon Seigneur et mon Dieu. O Ressuscité des morts, gloire à Toi ! "
(Hymne byzantine)


Autres Saints et Saintes du Jour

Saint Apollinaire de Valence
évêque (6ème s.)
Saint Arthaud Chartreux, évêque de Belley (+ 1206)
Sainte Enimie (7ème s.)
Sainte Foy Vierge et martyre (3ème s.)
Saint François Phan Van Trung martyr (+ 1858)
Bienheureux Isidore de Saint-Joseph religieux passioniste (+ 1916)
Saint Macaire de Kios (+ 1590)
Saint Magne évêque (+ v. 670)
Sainte Marie-Françoise des Cinq-Plaies tertiaire franciscaine (+ 1791)
Bienheureuse Marie-Rose Durocher Fondatrice des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (+ 1849)
Saint Pardoux Abbé à Guéret, dans le Limousin (+ 737)
Saint Romain évêque d'Auxerre (+ v. 564)
Saint Sagaris Evêque, martyr à Laodicée (+ v. 170)
Saint Yvi (8ème s.)

Un Saint que les Valromeysans connaissent bien,ARTHAUD, qui nous tient à coeur personnellement, qui représente un avenir touristique sûr pour la région, si l'on veut se donner les moyens d'y parvenir, mais celà passe par la célébre réclame: "éliminez" 

SAINT ARTHAUD Chartreux, évêque de Belley (+ 1206)

Il fut parfait, paraît-il, dès l'enfance. Page du duc de Savoie, Amédée III, on ne le prit jamais ni à flatter, ni à solliciter, ni à mentir. Il avait Dieu, qu'avait-il besoin d'autre chose, aimait-il à répéter.
A vingt ans, il quitta la cour de Chambéry pour entrer à la chartreuse de Portes dans le Bugey (département de l'Ain). Il s'y fit tout de suite aimer, car il choisissait les tâches les plus humbles pour en décharger ses frères. L'évêque de Genève ayant souhaité avoir une chartreuse dans son diocèse, le duc de Savoie chargea son ancien page de réaliser ce désir. Amédée III avait déjà fait construire celle de Hautecombe et celle de Tamié. Saint Arthaud alla planter celle qu'on lui demandait de fonder sur les hauteurs d'Arvières.
La population l'oblige à devenir évêque de Belley. Il n'y restera que deux ans, tout préoccupé de rejoindre son abbaye où il meurt à l'âge de cent-cinq ans.
Ses reliques sont conservées dans la châsse de l’église de Lochieu.
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Publié dans ACTUALITE

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